Les 55 jours de Pékin (55 days at Peking) 1963


Genre secondaire : Film de guerre
Genre complémentaire : Historique
Résumé : Pékin, 1900. La révolte des Boxers prend de l’ampleur et les autorités chinoises sont divisées : le général Jung-Lu presse l’impératrice Tzu-Hsi d’arrêter les fanatiques, tandis que le prince Tuan lui conseille de les aider à chasser les étrangers. Face à la menace de conflit, les délégations étrangères organisent leur défense…
Lieu de tournage : Valence, Las Matas, Samuel Bronston Studios, Las Rozas de Madrid, Madrid, Espagne

Informations complémentaires : Sortie États-Unis : 29/05/1963.

Sortie France : 08/05/1963 - Reprise : 13/08/1969 - 03/10/1983 - 06/10/1999.


Début tournage : 02/07/1962.


- Academy Awards 1964 : nominations pour les Oscar de la meilleure musique et de la meilleure chanson ("So Little Time").

- Laurel Awards 1964 : nominations pour les prix du meilleur film d'action, du meilleur acteur d'une film d'action (Charlton Heston, 5ème place) et de la meilleure chanson ("So Little Time").


Le décor de la ville de Pékin fut construit sur plus de 100 hectares à Las Rozas de Madrid, dans les environs de Madrid.

Des centaines de Chinois d'Espagne et d'Europe furent engagés comme figurants. La production a envoyé des éclaireurs dans toute l'Espagne et le reste de l'Europe pour embaucher autant d'acteurs et d'actrices asiatiques qu'ils pouvaient trouver. Le réseau de casting en 1962 a atteint Londres, Lyon et Marseille, de sorte que de nombreux restaurants chinois dans ces villes ont fermé durant l'été 1962 parce que le personnel du restaurant, y compris souvent leurs propriétaires, avaient été embauchés pour le tournage. En tout, environ 4000 figurants d'origine chinoise ont participé au film.

En raison de l'hostilité de la Chine continentale et de son isolement par rapport au monde occidental, il était impossible de tourner le film sur les lieux-mêmes, d'où la reconstruction en Espagne d'une partie du Pékin de 1900, avec une grande précision. Le décor a coûté 900 000 dollars de l'époque, soit 10% du budget total.


Le personnage de Charlton Heston est basé sur l'officier des Marines en charge de la garde à la légation américaine lors des évènements, John Twiggs Myers (1871-1952). Myers était à l'avant-garde de certains des combats les plus durs des légations assiégées et a été blessé lors des combats. Il interviendra aussi plus tard en tant que commandant des forces du Corps des Marines à Tanger lors de l'incident de Pedicaris en 1904, ce qui inspira à John Milius le personnage du capitaine Jerome pour son film Le Lion et le vent (The Wind and the lion).


La production a été troublée presque dès le début du fait de problèmes financiers. Il y a eu des conflits entre les acteurs (notamment à cause des caprices d'Ava Gardner), et le réalisateur Nicholas Ray s'est disputé si violemment avec le producteur Samuel Bronston qu'il a finalement quitté le tournage avant la fin, et peu de temps après, il a subi une grave crise cardiaque. Andrew Marton et Guy Green ont terminé le tournage, sans en être crédité.

Andrew Marton aurait réalisé plus de 65% du film après la crise cardiaque de Nicholas Ray.


Le film revient sur la révolte des Boxers, ou révolte des Boxeurs, ou guerre des Boxers, organisée par les "Poings de la justice et de la concorde", une société secrète dont le symbole était un poing fermé, d'où le surnom de Boxers donné à ses membres en Occident, entre 1899 et 1901.

Ce mouvement, initialement opposé à la fois aux réformes, aux colons étrangers et au pouvoir féodal de la dynastie mandchoue des Qing, fut utilisé par l'impératrice douairière Cixi contre les seuls colons, conduisant à partir du 20/06/1900 au siège des légations étrangères présentes à Pékin, l'épisode dit des "55 jours de Pékin", qui s'acheva par la victoire des huit nations alliées contre la Chine.

Il y avait en fait onze nations, mais seulement huit avaient des hommes armés : Autriche-Hongrie, France, Allemagne, Italie, Japon, Russie, Royaume-Uni et États-Unis. La Belgique, les Pays-Bas et l'Espagne n'avaient que des délégations de diplomates et n'ont pas joué de rôle actif durant le siège.

Le plan-séquence d'ouverture survole les concessions des pays occidentaux, pendant la montée des couleurs au son de l'hymne national. Seules les huit délégations armées sur les onze délégations sont donc mentionnées. Pourtant, on voit le drapeau espagnol, une concession faite au régime de Franco qui a autorisé le tournage en Espagne.


Le gouffre financier du film, ainsi que celui de La chute de l'Empire romain, ont eu raison de la société de production de Samuel Bronston.


En France, le film est bien reçu. Il cumule 4 511 700 entrées dont 958 362 à Paris. Il est cinquième du box-office français de 1963.


Format : 2.35 : 1
Technicolor
70 mm 6-Track (copies 70 mm) / Mono (copies 35 mm)

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55 days at Peking, Les 55 jours de Pékin, 1963, Charlton Heston, Ava Gardner, David Niven, Flora Robson, John Ireland, Harry Andrews, Leo Genn, Robert Helpmann, Kurt Kasznar, Philippe Leroy, Paul Lukas, Elizabeth Sellars, Massimo Serato, Jacques Sernas, Jerome Thor, Geoffrey Bayldon, Joseph Fürst, Walter Gotell, Jûzô Itami, Mervyn Johns, Alfredo Mayo, Martin Miller, Conchita Montes, José Nieto, Eric Pohlmann, Aram Stephan, Robert Urquhart, Lynne Sue Moon, Burt Kwouk, Carlos Casaravilla, Michael Chow, Siu-Loi Chow, Félix Dafauce, Andrea Esterhazy, Andy Ho, Mitchell Kowall, Cheng-Liang Kwan, Alfred Lynch, John Moulder-Brown, Enzo Musumeci Greco, Paul Naschy, Milton Reid, Robert Rietty, Fernando Sancho, Lucille Soong, Mike Steen, Kenji Takaki, John A. Tinn, George Wang, Stephen Young, Siu-Tin Yuen, Nicholas Ray, cinéma, cinefaniac, action, aventures, comédie, guerre, noir, comédie musicale, western, critique, base de données, Les 55 jours de Pékin DVD, 55 days at Peking DVD, DVD, Les 55 jours de Pékin critique, 55 days at Peking critique, Nicholas Ray critique

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